Les services externes (SAAAIS,
SAFEP, SESSAD
, ...), les établissements pour malvoyants et aveugles peuvent prendre en
charge un enfant si l'acuité visuelle du meilleur œil est inférieure ou égale
à 4/10 (0,4). Il existe des tolérances pour des acuités visuelles supérieures
à 4/10 (0,4) si d'autres atteintes visuelles sont présentes, par exemple un
champ visuel tubulaire, ou s'il existe des handicaps associés, parfois pour
des problèmes sociaux.
Les commissions
départementales d'éducation spéciale (CDES ; loi de 1975)
Appliquent le nouveau Guide Barème pour l'évaluation des
déficiences et incapacités des personnes handicapées (décret du 4 novembre
1993). Ce Guide Barème est très mal adapté aux jeunes enfants. En effet les
mesures "officielles" d'acuité visuelle doivent être effectuées en
monoculaire avec l'échelle de MONOYER pour l'acuité visuelle de loin et avec
l'échelle de PARINAUD pour l'acuité visuelle de près.
Deux valeurs d'acuité visuelle sont cependant importantes
à retenir : 1/10 (0,1) et strictement inférieur à 1/20 (0,05).
DE 20 ANS à
60 ANS
Les Commissions
Techniques d'Orientation et de Reclassement Professionnel (COTOREP ; loi de
1975)
Appliquent également le nouveau Guide Barème pour
l'évaluation des déficiences et incapacités des personnes handicapées (décret
de 1993). Ce guide est assez complet. Il manque cependant la cécité nocturne,
les troubles de lecture, ....
Deux valeurs d'acuité visuelle sont importantes à retenir
: 1/10 (0,1) et strictement inférieur à 1/20 (0,05).
LES PLUS DE 60 ANS
Le handicap visuel de la personne âgée relève également de
la COTOREP. Trop peu de personnes âgées entreprennent des démarches auprès de
la COTOREP.
Par contre pour bénéficier de la prestation spécifique
dépendance (PSD) institué par la loi du 97-60 du 24 janvier 1997), il n'est pas
obligatoire de passer par la COTOREP. Il faut remplir des conditions
médico-sociales de dépendance définies par une grille appelée grille AGGIR. La
demande est à adresser au service social du conseil général du département
d'habitation.
Cette PSD se substitue à l'allocation compensatrice de
tierce personne pour les personnes de plus de 60 ans.
La PSD est une prestation en nature destinée à participer
au financement d'aides à la personne âgée dépendante.
La PSD n'est pas un complément de ressources. Elle est
accordée soit pour faciliter le maintien à domicile, soit pour permettre à la
personne âgée dépendante de financer ses frais de séjour en établissement ou en
famille d'accueil agréée.
Cf : BASSEVISION.NET